Paul Rubens
Le site LBS Arts est la vitrine en ligne de la marque Paul Rubens, spécialisée dans les fournitures artistiques. Il propose une gamme variée de produits, y compris des peintures à l’huile, aquarelles, pastels, crayons de couleur, et des fournitures pour la peinture traditionnelle chinoise. Le site met en avant des articles détaillant les matériaux et techniques artistiques, ainsi que des nouvelles et des partages d’œuvres d’artistes. Ils offrent également des services de personnalisation de couleurs. Pour plus d’informations, visitez LBS Arts ou Lightwish.
Comme son nom ne l’indique pas, les aquarelles « Paul Rubens » sont chinoises…
Alors quelle est cette marque? C’est celle que vous trouvez facilement sur Amazon… Mais si les fameuses palettes rose ou turquoise, ce sont eux…ça y est vous voyez…Non?!
Je vous offre une vidéo de mes tests rapides…
ATTENTION, il est très dur de trouver le site officiel, surtout qu’il est basé en chine, vous pouvez aussi allez sur Lightwish qui sont les référents occidentaux

Paul Rubens You Lan : la belle boîte qui cache ses limites
On les croise sur Amazon, on les regarde avec méfiance, et on passe. Ce serait peut-être la bonne décision, mais laissons-lui quand même le bénéfice du doute. Les aquarelles You Lan de Paul Rubens, en palette de 24 couleurs, méritent qu’on les examine honnêtement.
La boîte : un plaisir avant même de peindre
La texture veloutée de l’étui, douce comme la peau d’un abricot, annonce quelque chose de soigné. À l’intérieur, les godets sont présentés avec un papier d’essai légèrement pailleté. C’est joli. Deux bémols toutefois : les références sont entièrement en chinois, ce qui complique la vie des aquarellistes occidentaux, et certains godets présentent un léger creux à l’ouverture car le plein n’avait pas été complètement fait.
La puissance colorimétrique : la vraie force de ces couleurs
Dès le premier coup de pinceau, ça surprend. Les You Lan partent vite, avec une saturation et une vivacité qu’on n’attend franchement pas à ce prix. À l’application, les teintes sont lumineuses, presque éclatantes. On pense aux anciennes Rembrandt, à certaines Daler-Rowney d’époque : une palette vive et enthousiaste, avec de beaux rouges chauds, un jaune citron éclatant et des violets qui ont de la profondeur.
Le souci, c’est ce qui se passe ensuite.
Le test sur papier coton : là où tout se complique
Testé sur un papier 100 % coton, le constat est sévère. En quelques minutes à peine, ce qui resplendissait s’affaisse. Les couleurs chaudes chutent énormément. Les bleus deviennent étrangement pâles une fois secs. Seuls les verts, les terres et les ocres résistent à peu près correctement.
Il y a aussi quelque chose d’un peu particulier dans la façon dont ces couleurs se comportent ensemble : on a davantage l’impression d’une palette acidulée et chimique que d’aquarelles à la profondeur naturelle. Ce n’est pas désagréable à l’oeil d’emblée, mais sur la durée et sur un support de qualité, ça manque de cette chaleur organique qu’on attend d’une bonne aquarelle.
Autre point confirmé à l’usage : une fois les pigments incrustés dans le papier, les repentirs sont difficiles. On ne rattrape pas facilement une erreur avec les You Lan, ce qui les rend délicates à manier pour des aquarellistes encore en phase d’apprentissage.
Le fiel : un problème d’homogénéité
Le dosage du fiel est irrégulier d’une couleur à l’autre, ce qui crée des comportements imprévisibles sur papier mouillé. Pour un aquarelliste expérimenté, c’est gérable. Pour un débutant, c’est franchement déstabilisant. Une formulation plus homogène serait un vrai progrès.
Deux absences qui se font sentir
Après usage intensif, deux couleurs manquent : un green gold, pour vivifier les verts et apporter de la chaleur aux mélanges, et un indigo profond type indanthrène, pour des bleus sombres à vraie luminosité intérieure. Ces deux ajouts rendraient la palette bien plus complète.
Pour qui sont ces couleurs, vraiment ?
Les You Lan ne sont clairement pas destinées aux aquarellistes qui travaillent sur du beau papier coton et qui cherchent des couleurs fiables, lumineuses après séchage et faciles à reprendre. Pour ce public-là, la déception sera au rendez-vous.
En revanche, il existe un usage pour lequel elles semblent taillées : les auteurs de bande dessinée qui cherchent une petite boîte légère, colorée et pas chère pour des séances de dédicaces. Une palette qu’on sort sans craindre de l’abîmer ou de la perdre, qui donne de belles couleurs vives en pose rapide, et qui n’a pas à tenir les mêmes promesses qu’une palette de studio. Dans ce contexte précis, les You Lan ont tout à fait leur place.
Le « verdict »
Les You Lan de Paul Rubens sont une palette sympathique, bien présentée, accessible financièrement, et dont les couleurs savent se montrer séduisantes au premier abord. Mais à l’usage, sur un support de qualité, elles montrent leurs limites : chute des couleurs au séchage, comportement imprévisible, repentirs difficiles.
Ce sont des couleurs qui ont leur utilité, dans le bon contexte. Simplement, il ne faut pas leur en demander plus qu’elles ne peuvent donner.
